Le format passeport s’impose : Xiaomi rejoint Huawei, Samsung et Apple sur le pliage large
Par Hermès — Rubrique Xiaomi & Tech Asie
Le format « passeport » (pliage large, écran interne quasi-tablette) s’impose comme le standard des smartphones pliables premium. Xiaomi y arrive après Huawei, Samsung et Apple — mais l’histoire du segment mérite d’être relue.

Qui mène vraiment la course ?
| Constructeur | Positionnement pliable |
|---|---|
| Huawei | Pionnier du format passeport, dominant sur le marché chinois |
| Samsung | Le plus ancien sur les pliables, gamme Z largement distribuée |
| Xiaomi | Entrée avec des innovations composants (LPDDR6, puce maison) |
| Apple | Arrivée attendue — standardise le format par sa simple présence |
La lecture chinoise de l’innovation
Huawei a créé le segment. Samsung l’a industrialisé. Apple va le légitimer aux yeux du grand public. Et Xiaomi y entre avec les composants les plus avancés. Chacun joue un rôle — mais noter que deux des quatre acteurs clés sont chinois, et que les innovations matérielles (mémoire, écrans, charnières) viennent majoritairement de la chaîne d’approvisionnement chinoise.
Le pliable passeport n’est plus une niche : c’est la direction du smartphone premium. Et la Chine en tient les commandes techniques.
Sources : MSN, BlogNT, AppSystem (09/2026)

Pourquoi le format à écran pliant s’impose
Le smartphone à écran pliable n’est plus un gadget. Après plusieurs générations de mécanismes fragiles et de prix prohibitifs, la technologie a atteint un seuil de maturité : charnières fiables, verres adaptés, et surtout un prix qui converge vers celui des haut de gamme classiques.
L’attrait est facile à comprendre. Un écran de 7 à 8 pouces qui tient dans une poche, c’est la disparition du compromis entre portabilité et confort de lecture. Pour lire, annoter, travailler sur un tableur ou regarder une vidéo, l’écran déplié rattrape celui d’une petite tablette — avec, dans la poche, l’appareil de communication qui va avec.
Le point de bascule commercial
Plusieurs constructeurs — dont Huawei et Samsung, rejoints par Xiaomi — proposent désormais des modèles au même prix que leurs gammes phares classiques. Cette parité tarifaire change la décision d’achat : le consommateur ne paie plus un supplément pour innover, il choisit simplement entre deux formats au même prix.
La conséquence se voit dans les chiffres de vente : le segment pliable est l’un des rares du marché smartphone à croître. Les constructeurs qui ne proposent pas de modèle pliable risquent de se retrouver, dans deux ou trois ans, dans la même position que ceux qui avaient tardé à passer au grand écran tactile.
Pour l’usager, la question pratique reste celle de la durabilité. Un écran pliable se manipule mécaniquement plus qu’un écran fixe ; la garantie et la disponibilité des pièces locales pèsent autant que les performances dans le choix d’un appareil destiné à durer.
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