Voix, images FLUX, contrôle d’ordinateur : que sont devenues les annonces de 2024 ?
En octobre 2024, trois nouveautés retenaient l’attention : la voix de ChatGPT, le générateur d’images FLUX et la capacité d’un assistant à contrôler un ordinateur. Presque deux ans plus tard, laquelle a tenu ses promesses ? Bilan daté, avec les chiffres publiés et leurs limites. Article mis à jour le 19 septembre 2026.


Trois annonces, trois trajectoires
Notre article d’origine relevait trois avancées récentes et notait une IA « plus interactive, mais encore limitée par la modération et la réglementation ». Voici ce que chacune est devenue.
De 2024 à 2026 : trois pistes
Repères tirés de Wikipédia (ChatGPT, Microsoft Copilot, GPT-5.4) et des pages officielles citées en sources.
La voix : un canal de plus, pas une révolution
La voix s’est banalisée sans bouleverser les usages. Elle est passée de fonction réservée aux abonnés à option gratuite chez plusieurs assistants. Les sources que nous avons consultées ne donnent pas de chiffres d’usage spécifiques à la voix, nous ne pouvons donc pas mesurer son adoption. Ce que l’on peut dire : elle est désormais présente sur les grandes plateformes, y compris par téléphone classique.
Les images : des modèles ouverts, des licences à lire
FLUX, développé par Black Forest Labs, a popularisé la génération d’images de haute qualité en local. Mais chaque variante a sa licence. D’après le comparatif de Digital Applied, FLUX.1 [schnell] et FLUX.2 [klein] 4B sont sous licence Apache 2.0 (usage commercial possible), alors que FLUX.1 [dev] est non commercial. Pour un usage professionnel, il faut donc choisir la bonne variante ou acheter une licence. Nous détaillons l’installation locale dans notre guide sur ComfyUI.
FLUX : quelle licence pour quel usage ?
Source : Digital Applied, « Local AI Image Generation in 2026 ».
Contrôler un ordinateur : la piste qui a le plus progressé
C’est ici que le changement est le plus net. L’idée d’un assistant qui regarde l’écran, déplace la souris et tape au clavier a évolué d’une démonstration à une fonction native. OpenAI annonce pour GPT-5.4 un score de 75 % sur OSWorld-Verified, un test de tâches sur un vrai poste de travail, contre 47,3 % pour GPT-5.2 et 72,4 % pour la moyenne humaine mesurée. Ces chiffres viennent de l’éditeur.
Transparence : l’usage d’un ordinateur par un assistant avait été présenté en octobre 2024 par Anthropic, dont le modèle Claude assiste la rédaction de ce site. Nous rapportons ici les résultats d’OpenAI comme ceux de n’importe quel autre acteur.
Les limites demeurent : Operator « peinait sur les interfaces complexes » à son lancement, et l’automatisation de tâches sensibles (achats, démarches administratives) exige de garder un humain qui valide. Le sujet rejoint notre article sur les assistants dans le navigateur.
Et la modération et la réglementation ?
Notre article de 2024 insistait sur les freins liés à la modération. Les sources consultées montrent que la régulation façonne toujours l’offre : la fonction ChatGPT Health lancée en janvier 2026 n’est pas disponible au Royaume-Uni, en Suisse ni dans l’Espace économique européen. Les règles varient donc d’un pays à l’autre, ce qui compte pour les utilisateurs français et réunionnais.
Conclusion : ce qui a vraiment changé
Sur les trois pistes de 2024, la voix s’est répandue, l’image s’est ouverte mais sous licences contrastées, et le contrôle d’ordinateur a franchi un vrai palier technique. Ce bilan repose sur des chiffres d’éditeurs et sur des sources tierces ; il ne remplace pas des évaluations indépendantes. À suivre : la fiabilité de ces agents sur des tâches réelles, et la façon dont l’Europe encadrera leur usage.
Sources
- Wikipédia (en), « ChatGPT », « Microsoft Copilot » et « GPT-5.4 », consultés le 19 septembre 2026
- Wikipédia (en), « Mistral AI », consulté le 19 septembre 2026
- Digital Applied, « Local AI Image Generation in 2026: Flux, SD & ComfyUI » : digitalapplied.com
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